faire un discours percutant

Comment faire un discours percutant ?

L’importance de l’enrobage pour faire un discours percutant

faire un discours percutant

Faire un discours percutant, tu en rêves. Seulement voilà, à chaque fois que tu dois faire une présentation face à des gens, au bout d’un moment tu sens un malaise… Tu sens qu’ils commencent à regarder ailleurs, que tu perds leur attention petit à petit… Ils regardent leur téléphone ou font semblant de t’écouter avec le regard vide. Parce qu’ils sont obligés d’être là. Tu finis ta présentation, et quand tu demandes si quelqu’un a une question, personne ne dit rien. En réalité, tout le monde avait décroché au bout de quelques minutes !

Pourtant toi, tu croyais en ta présentation !  Tu connaissais bien ton sujet, tu avais fait beaucoup de recherches, tu avais des choses intéressantes à dire ! Mais personne ne t’a écouté. Et tu as cette frustration d’avoir tant travaillé pour finalement ne rien transmettre de ces idées qui te tenaient tant à coeur.

En fait, peu importe la qualité de tes recherches, de ton raisonnement, ou même de ton engagement, ta présentation était indigeste. Tes idées sont comme des brocolis, personne n’a envie d’en manger. Mais si tu les enrobes dans des beignets, là ça donne envie ! Il faut rendre tes idées plus appétissantes si tu veux que les gens s’y intéressent.  Pour faire une présentation percutante, il te faut donc d’abord comprendre  ce qui l’a rendu indigeste :

Erreur n°1 : Ne donner que des arguments logiques

faire une présentation percutante

Une des erreurs les plus courantes dans une présentation, c’est de vouloir donner le plus d’informations possible. Lorsque nous voulons convaincre quelqu’un, nous avons le réflexe d’accumuler les arguments, en nous disant : « Plus j’ai d’arguments plus ça leur prouvera que j’ai raison ! ». Le problème, c’est que les arguments logiques ne suffisent pas à nous convaincre.

La plupart des gens peuvent être convaincus par la logique, mais cela ne les motive pas toujours. Et s’ils ne sont pas motivés, ils oublieront rapidement l’argument et passeront à autre chose. L’attention des gens diminue au fil du temps quand tu leur donnes une longue série d’informations. Au bout de quelques minutes, il faut faire autre chose que donner des informations pour les réveiller et réactiver leur attention. Sinon,  ils ne t’écouteront plus du tout.

Le langage de la raison a donc besoin d’être renforcé par d’autre outils qui rendent tes idées excitantes et désirables. C’est ce que j’appelle l’enrobage. Mais si tu veux transmettre trop d’informations, tu ne laisses pas la place pour cet enrobage. 

Tu dois donc trouver un équilibre entre information et enrobage dans la composition de ton discours. Il vaut mieux sacrifier quelques informations et que celles qui restent soient digestes. Pour chaque information, il faut dédier de la place à son enrobage. L’enrobage, c’est ce qui provoque chez les gens des émotions : une histoire, une blague, une figure de rhétorique.

Ces émotions doivent être au service de ta logique. Tu ne vas pas faire appel à des émotions, comme le rire, juste parce que tu as envie de faire rire ton public. Tu vas l’utiliser pour servir ton idée.

Quand j’étais guide touristique, on m’avait donné un pavé énorme de connaissances à expliquer durant les visites. Mon manager m’a dit : ” Je sais qu’il y a trop d’informations pour une visite d’une heure et demie. Tu ne peux pas tout dire car tu n’en auras pas le temps. Donc c’est à toi de sélectionner les informations que tu diras.”

Mes visiteurs étaient souvent des étudiants qui n’avaient pas du tout envie d’être là. Ils étaient le moins du monde intéressés par les automobiles. C’est au fur et à mesure de mes visites guidées que je me suis rendue compte que pour garder leur attention pendant plus d’une heure, il fallait que j’applique le principe du beignet de brocolis. Pour chaque concept à expliquer, j’ai cherché une histoire inspirante, une anecdote à raconter, ou une blague à faire, qui permettrait d’illustrer mon propos.

Et à la fin de la visite, les visiteurs étaient surpris d’avoir passé un si bon moment dans un musée sur les automobiles ! Un jour une étudiante m’a dit : « Je pourrais t’écouter parler des heures, même si je m’en fiche totalement des automobiles ! ».


Exercice pour faire un discours percutant : 

  • Au moment de l’écriture, prends ton discours, et vérifie que pour chaque grande idée, tu utilises un outil d’enrobage qui la rend plus appétissant. Cela peut être une anecdote, une blague, une histoire, en tout cas quelque chose qui provoque des émotions ! Et si tu ne sais pas comment faire, tu pourras trouver dans la suite de cet article des outils pour enrober tes idées.
  • Fais de la place pour cet enrobage dans ton discours, quitte à sacrifier des idées. Car n’oublie pas : il vaut mieux moins d’idées qui sont écoutées et retenues, plutôt que des dizaines d’arguments auxquels personne ne prêtera attention !

Erreur n°2 : Avoir trop de choses à dire dans le temps imparti

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Un autre problème, c’est d’avoir trop d’informations à donner par rapport au temps qui nous est donné. On va alors avoir tendance à parler trop vite pour pouvoir tout dire dans le temps imparti. Écrire un discours trop long, c’est se tirer une balle dans le pied.

Il faut éviter à tout prix qu’avant de faire ton discours tu te dises : « Oh mon dieu j’ai tout ça d’infos à transmettre, je vais devoir parler vite pour tout dire ! ». Toi tu veux l’effet inverse, pour être dans les meilleures conditions pour faire ta présentation. Il faut que tu puisses te dire : « J’ai largement le temps de faire des silences et de parler très lentement. ».

Car ça aussi ça fait partie de l’enrobage. Les silences et le fait de prendre mon temps pour dire mon discours, l’improvisation, le fait de parler naturellement au public les yeux dans les yeux. Tout cet enrobage, en plus du stress, fait que tu parleras moins vite que lorsque tu t’entraines à dire ton discours chez toi. Même si tu le connais parfaitement.

Se laisser une marge de temps supplémentaire

Ainsi prévoir un texte plus court t’enlève un stress supplémentaire et inutile, et tu seras aussi plus libre dans ton improvisation, dans ton expression. Car tu te seras laissé suffisamment de marge pour pouvoir improviser, ou gérer les imprévus (le public qui applaudit ou rit pendant plusieurs secondes, ou un coup de génie que tu as sur l’instant qui va te pousser à rajouter quelques phrases car tu sens que le public en face de toi y sera réceptif).

Tu te donnes ainsi la possibilité de créer un moment magique, imprévu. Ton esprit est un moteur de recherche. Les idées émergent quand elle savent qu’elles seront récoltées et non pas ignorées. Pendant ton discours, le fait de savoir que tu as du temps pour improviser ouvrira dans ton cerveau la porte des idées spontanées.

Donc, même si on te dit qu’une personne en général peut dire entre 150 et 180 mots par minutes, prévois le moins possible de mots par minute. Avec un texte suffisamment court qui te permette de prendre ton temps.


Exercice pour faire un discours percutant :

Chronomètre toi en train de lire un texte en parlant très lentement et en faisant de longs silences, voire en improvisant une phrase en plus, et au bout d’une minute, regarde combien de mots tu as lu. C’est ce nombre de mots par minute que tu dois prévoir de faire lorsque tu écris ton discours.


Erreur n°3 : Être moraliste

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Souvent, quand on te demande de faire un discours ou une présentation, c’est très facile de tomber dans le discours moralisateur. Surtout si un sujet te tient à coeur.

Même si tu veux dénoncer quelque chose, ou donner un message important, il faut « cacher le couteau que tu as entre les dents ». Personne n’aime qu’on lui fasse la morale, qu’on le  critique, qu’on le fasse culpabiliser, ou qu’on lui donne des ordres. Même si tu as raison et que ta cause est honorable.

Ton but à toi c’est que le public change de comportement. Mais si tu lui craches à la figure, comment veux-tu le convaincre ? Dans 99% des cas l’être humain se considère innocent, en dépit de la gravité de sa faute. Tout ce que tu accompliras, c’est mettre ton public sur la défensive, voire blesser son amour propre. Et tout ce que les gens éprouveront envers toi c’est de la rancune. Ils ne se sentiront pas à l’aise avec ce donneur de leçon moralisateur.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que si ce message est si important pour toi et que tu veux qu’il soit retenu, alors tu dois faire en sorte qu’il soit digeste et appétissant. Et la leçon de morale est indigeste.


Exercice pour faire un discours percutant :

Si dans ton discours il y a des parties dont le but est de faire changer un comportement au public, vérifie que tu ne l’accuses pas du comportement négatif qu’il adopte. Si c’est le cas, change de point de vue : Ne pointe pas du doigt ses erreurs, mais focalise toi sur les moments où il a adopté le bon comportement. Fais lui se sentir fier de toutes ces fois où il a fait le bon choix, rappelle lui qu’il en est capable. C’est ce qui l’encouragera à renforcer ce comportement : c’est l’effet Pygmalion. Si tu veux approfondir ce point, j’ai écrit un article spécial sur le discours d’encouragement.


Erreur n°4 : Être antipathique

  Si tu veux convaincre ton public, tu dois d’abord te faire aimer de lui.

Mais si tu parles comme un robot totalement neutre et indifférent lorsque tu fais ton discours, tu risques de passer pour quelqu’un de trop sérieux. Pire, si tu montres dans tes expression et ta gestuelle de l’amertume, ou de la haine, lorsque tu dénonces un fait par exemple, tu va susciter de l’antipathie. Les gens vont se méfier de toi. Peu importe ce que tu diras, on ne voudra pas t’écouter. On n’apprend pas de ceux qu’on n’aime pas. En tant que messager, ton attitude a un impact sur la réception de ton message. Les gens doivent t’aimer pour écouter ton idée.

Tu veux que ton message soit efficace ? Alors fais en sorte que le public te fasse confiance et t’apprécie. Ta personnalité fait partie de l’enrobage. Tu peux rendre tes idées indigestes ou appétissantes, par ta simple attitude. Car les gens jugent les arguments sur la personne qui les représente.

Mais le public est méfiant. Et pour gagner sa confiance, il faut montrer que tu n’es pas un juste un robot discoureur moraliste et insensible. Tu dois leur rappeler que toi aussi dans la vraie vie tu es un être humain. Tu es comme eux, avec une personnalité, une histoire, et des émotions. Susciter la sympathie est donc indispensable pour préparer le terrain à ton discours. C’est une façon de convaincre indirectement.

Inspirer la sympathie

faire une présentation percutante

Pour faire passer ton message, il faut donc d’abord conquérir le coeur des gens. Mais comment ?

Dès le début de mes visites guidées, je faisais connaissance avec les visiteurs et je m’intéressais à eux. Comme si je voulais qu’ils deviennent mes amis. J’avais cette attitude accueillante et amicale dès le début de ma présentation. En leur montrant que j’étais à l’aise, je les faisais se sentir à l’aise. J’adoptais un ton léger pour qu’ils se disent que cette visite allait être amusante et non pas ennuyeuse.

Dès le début je donnais donc le ton de la visite. J’inspirais moi de la sympathie pour qu’ils se disent que mes idées allaient être sympathiques, elles aussi ! L’humour et la sympathie vont créer une complicité avec le public, dont tu as besoin pour mieux le convaincre.

De même, quand des enfants venaient dans mon miniclub, j’avais pour mission de leur donner envie de rester avec nous pendant deux heures. Mais les activités manuelles que nous proposions n’étaient pas très amusantes, car nous n’avions pas assez de matériel, et il était de mauvaise qualité ! Je me suis dit “Je ne peux pas changer le matériel, mais ce que je peux changer, c’est moi ! Les gens ne resteront pas pour l’activité, ils resteront pour être avec moi. Je dois donc être capable de leur donner envie de rester avec moi.”

Et c’est ainsi que peu importe l’activité ou le matériel que j’avais entre les mains, j’en faisais quelque chose de drôle ou d’inspirant pour les enfants. Si je n’avais que du carton et de la peinture, je leur faisais des blagues sur la peinture. En leur disant : « Qui veut du bleu ? », et à ceux qui levaient la main je donnais du vert. Ils devenaient fous et rigolaient ! (Évidemment ceci est à faire à partir de l’âge où ils sont capables de comprendre le second degré ! Sinon vous pouvez finir avec un enfant en larmes. Ou un parent en colère parce qu’il a cru que son fils était daltonien car vous lui avez appris que le bleu s’appelle rouge !)

Il faut donc que tu donnes envie aux gens d’écouter ton discours, du simple fait que c’est toi qui le dit. Peu importe ton propos. Ton but, c’est qu’ils aiment t’écouter parler car ils t’aiment toi. 


Exercice pour faire un discours percutant :

Dès le début de ton discours prévois de faire quelque chose qui te rende sympathique aux yeux du public. Trouve l’attitude, l’anecdote, ce petit truc qui fait qu’ils auront envie d’être ton ami. Demande-toi : “Qu’est-ce qui fait qu’on m’aime bien ?”. Et assure-toi que cette qualité soit mise en avant dès le début de ton discours. Pour t’aider voici une liste d‘actions qui te rendront sympathique dès le début de ton discours : 

  • Te détendre, adopter une attitude souriante et décontractée, même si tu veux dénoncer quelque chose, ou donner un message important. 
  • Parler de manière sincère et sans filtre, pour montrer ton côté authentique
  • Tu peux raconter une anecdote personnelle (méthode très répandue dans les Ted Talk) :

– qui montre ton côté humain voire tes faiblesses, en utilisant l’autodérision

– qui montre que tu es quelqu’un de bien : c’est le principe de Save the cat, concept du scénariste américain Blake Snyder. Selon lui pour donner envie au public de continuer à regarder un film, il faut que dès le début le héro dise ou agisse de manière à ce que les gens se disent : « C’est quelqu’un de bien. ». Par exemple, sauver un chat. 

– dans laquelle les gens vont se reconnaître. Tu dois être leur miroir, ils doivent se voir en toi. Tu dois leur rappeler leur propre vie, car les gens aiment qu’on leur parle d’eux, et cela te rendra sympathique à leurs yeux ! Les gens se reconnaissent en toi dans deux types d’anecdotes. Lorsque ton anecdote parle d’un besoin primaire, puissant et humain que tout le monde a ressenti au cours de sa vie. Par exemple se battre pour réaliser son rêve ou la volonté de protéger les siens. Ou lorsqu’elle fait référence à un rôle auquel ils peuvent s’identifier. Par exemple, ton histoire peut rappeler aux gens que tu es une soeur, un mari, un père. 


Erreur n°5: Être mou, sans énergie

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Souviens-toi de ce prof dont tu sentais dans sa manière de parler qu’il n’avait pas du tout envie d’être là. Ou celui dont on sentait sa nervosité dans sa voix. Ou tout simplement, celui qui parlait avec la même voix monotone pendant des heures, le regard vide.

Il y a deux types d’orateurs. Ceux qui se contentent de réciter leur texte, et ceux qui donnent de la puissance à chaque mot. Comme deux danseurs qui font exactement la même chorégraphie. Mais l’un des deux se contente d’exécuter les gestes qu’il a appris de manière automatique. Tandis que l’autre donne de la force à chacun de ses mouvements.

énergie discours

Les mêmes mots peuvent être indigestes s’ils sont exécutés sans le moindre enthousiasme. Tout comme ils peuvent être incroyables, voire magiques, si on y met de l’énergie. L’énergie fait donc aussi partie de l’enrobage. Être explosif à l’oral, c’est libérer cette énergie. Mais comment faire ? Comment monter le niveau d’énergie que tu dégages pendant ton discours ?

Les connecteurs émotionnels

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Quand j’étais guide touristique, j’utilisais deux techniques pour augmenter mon énergie avant et pendant ma visite guidée. Je les utilise également lorsque je fais un discours. Elles me servent de connecteurs émotionnels. C’est-à-dire qu’elles me permettent de me connecter directement avec le type d’émotion que je veux transmettre.

Comment ça fonctionne ? Notre cerveau fonctionne en faisant des connexions. Je perçois un élément, comme un mot, un parfum, une musique, et cet élément  va me rappeler un souvenir, et donc une émotion qui y est associée. En m’exposant volontairement à des éléments qui me connectent à ces souvenirs, et donc à ces émotions, cela me permet de transformer l’énergie que je dégage lorsque je parle.

Technique n°1 : Le public sent tes pensées

Ce que je pense se transmet dans mon regard, dans mon sourire, dans ma voix. Bref, dans l’énergie que je transmets. Donc si je pense : « J’ai pas du tout envie d’être là, ça me gonfle ! », forcément le public va le sentir dans mon langage non verbal. 

J’ai appliqué ce principe pendant que je faisais mes visites guidées. Je ne me disais pas : « Oh mon dieu j’ai pas envie de parler d’automobiles, et si ils me trouvent pas crédible ? ». Parce que je savais que si je pensais ça, c’était ce que j’allais leur transmettre.

Au contraire, quand bien même je devais parler d’un sujet dont je me fichais complètement, j’avais une seule pensée en tête. Je me disais : « Je veux vous faire passer un super moment. Je donnerai tout pour que ce soit la meilleure visite guidée de votre vie. ».

Et j’ai remarqué que plus je pensais de cette manière pendant mes visites, plus les visiteurs me remerciaient pour mon enthousiasme et mon énergie.


Exercice pour faire un discours percutant :

  • Pour chaque émotion que tu souhaites transmettre dans ton discours, tu dois découvrir quelles pensées permettent de la déclencher. À quoi dois-tu penser pour éprouver de la joie, de l’amour, de la colère, du désespoir ? Quelles pensées, quels mots transforment ton humeur ?  Pour te tester, tu peux écouter des musiques tristes, joyeuses, etc, et observer les pensées qui te viennent lorsque tu les écoutes. Plus tu te testeras, plus tu apprendras aussi à tester l’intensité de l’émotion créée par ces pensées. Par exemple, l’intensité d’une émotion comme la joie va être différente si je pense juste à mes retrouvailles avec une amie que si je pense à celles avec l’amour de ma vie.
  • Prends ton discours, et pour chaque concept, détermine le type d’émotions que tu veux transmettre à ce moment là.
  • Écris dans ton discours, au dessus de ce concept, la pensée qui va te permettre de déclencher cette émotion. De cette manière, au moment où tu diras ton discours, tu sauras qu’à ce moment-là, tu devras avoir en tête cette pensée pour pouvoir transmettre l’énergie que tu as choisie. Par exemple : « À ce moment-là, je vais penser que je m’adresse à ma soeur et que je veux la convaincre de rester en vie. » Il peut aussi n’y avoir qu’une seule pensée qui te guide pendant ton discours. Cela dépend de ton choix de varier ou non les émotions et l’énergie que tu transmettras dans ton discours.

Technique n°2 : La visualisation de recharge

Pour transformer l’énergie que je dégage au moment où j’entre sur scène, j’utilise la visualisation mentale juste avant de monter sur scène.

Les catcheurs, quand ils entrent sur le ring, ont leur propre musique d’introduction. Et il y a tout un rituel qui s’effectue. Tout le monde se retourne vers eux et leur entrée est un véritable show. De la même manière, avant d’entrer sur scène j’écoute ma propre musique d’introduction. Et j’imagine mon entrée comme si j’étais une star de catch qui entrait sur le ring.

J’imagine que tout le monde m’acclame, se retourne vers moi et m’applaudit les yeux pleins d’admiration. J’imagine un orchestre autour de moi qui célèbre mon arrivée. Comme si mon entrée était une véritable parade. J’imagine qu’il y a une foule en délire qui me crie  : « Vas-y, t’es la meilleure ! ».

Pourquoi je fais ça ? Parce que mon esprit ne distingue pas la réalité de la fiction. Donc je ressens les mêmes émotions que j’éprouverais si tout cela venait réellement de se passer. Et qui dit ressentir ces émotions, dit énergie transmise au public.

Lorsque j’applique cette technique, j’arrive sur scène bien plus déterminée et confiante. Avec une énergie que l’on sent dans mon regard, dans ma voix, dans ma démarche. Quand bien même je n’ai même pas encore ouvert la bouche. C’est ce qui fait que les gens se disent : « Je sais pas ce que c’est, mais elle a un truc, elle dégage quelque chose. ». C’est cette technique qui peut différencier ton discours des autres.

Un exemple qui selon moi illustre à merveille ce principe, c’est le film « I feel pretty. ». Il s’agit d’une femme qui suite à un choc à la tête est persuadée qu’elle a un corps de rêve. Quand bien même en réalité elle a toujours la même apparence.

Elle y croit profondément. Et c’est ce qui fait qu’elle se met à parler d’une manière totalement différente. L’énergie qu’elle transmet lorsqu’elle s’exprime change radicalement. Dès qu’elle rentre dans une pièce, elle dégage quelque chose de puissant qui attire, interpelle et éblouit les autres. Car dans sa tête, elle est dans cette perpétuelle visualisation selon laquelle elle est une star avec un corps de mannequin.


Exercice pour faire un discours percutant :

Trouve ta musique d’introduction, et crée ta propre visualisation d’entrée sur scène en mode catcheur. Définis quelle visualisation te permet de te sentir comme une véritable star que personne n’arrête. Cela peut être de visualiser que tu viens juste de gagner au loto. Ou que tu viens d’apprendre que ton rêve vient de se réaliser. Puis prends l’habitude de  visualiser cette scène tout en écoutant cette musique juste avant ton discours.


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2 commentaires

  1. Merci Margaux pour cet article très complet. J’ai particulièrement aimé la partie sur la visualisation et le fait que le cerveau fonctionne en mode projection et que cette dernière peut tout à fait être créée par la pensée volontaire. Le cerveau est une machine tellement performante et complexe. Donc passionnante !
    Le principal outil à maîtriser pour dégager l’enthousiasme qui est à la base d’une bonne énergie orale.

    1. Exactement Julien, si tu penses à quelque chose qui te rend enthousiaste, cela va se sentir dans ta voix, ton regard, en bref dans ce que tu dégages. L’enthousiasme, c’est vraiment ce qui peut rendre un discours magique et faire que les gens vont se dire : “Wow, il y croit vraiment”. Merci pour ton commentaire ! 😊

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